Minuit dans le vingt et unième siècle

, par FISCHER Bernard

Eté 2020, le monde est en guerre et le monde a peur. Le monde est en guerre officiellement contre l’épidémie de coronavirus. La propagande de guerre et le matraquage médiatique dans les pays occidentaux provoque une véritable épidémie de psychose et cette épidémie de psychose dépasse de très loin l’épidémie réelle. La propagande de guerre des dictatures minimise la gravité de l’épidémie quant elle ne nie pas tout simplement son existence. La dictature chinoise proclame sa victoire contre l’épidémie, quant elle ne conteste pas son origine chinoise, après la disparition successive de tous les lanceurs d’alerte au mois de février 2020.

Il y a en France un climat d’union nationale autour de la gestion de l’épidémie par le gouvernement français. Cette gestion est pourtant catastrophique et elle sera la cause de multiples catastrophes supplémentaires.

Il y a d’abord la crise sanitaire. Il y avait d’abord l’échec total de la tentative de guerre éclair contre la pandémie au moyen de la stratégie médiévale du confinement général.

Les trois formes actuelles majeures de la crise sanitaire sont la question des masques de protection, la question des tests de dépistage et la question de la liberté de la recherche médicale.

Au moment de l’apogée de l’épidémie au mois de mars 2020, il n’y avait pas de masques de protection et, pour cette raison, le gouvernement proclamait leur inutilité.

Pendant l’été 2020, après la fin de la première vague de l’épidémie, le gouvernement décrète le port du masque obligatoire dans des lieux de plus en plus nombreux.

Il en va de même de la question des tests de dépistage. Au mois de mars 2020, il y avait très peu de tests de dépistage. A cette époque, ils ne servaient effectivement à rien. En particulier, la propagande de guerre n’avait pas besoin de tests de dépistage. La propagande de guerre passait par le nombre d’hospitalisations, par le nombre d’admissions en réanimation et par le nombre de morts.

Au mois d’août 2020, la situation est exactement inverse. Depuis la fin du mois d’avril 2020, les trois courbes du nombre d’hospitalisations, du nombre d’admissions en réanimation et du nombre de morts, sont désespérément plates. La propagande de guerre a besoin d’autres chiffres.

La propagande de guerre passe maintenant par l’augmentation du nombre de tests de dépistage. L’augmentation du nombre de tests entraîne automatiquement l’augmentation du nombre de tests positifs. Les propagandistes de la police de la santé faisaient récemment une extraordinaire révélation selon laquelle le pourcentage de tests positifs passait de trois à quatre pour cent. Il y a donc selon les chiffres officiels entre quatre vingt seize et quatre vingt dix sept pour cent de tests négatifs.

La propagande de guerre précipite des centaines de milliers de citoyens dans les centres de dépistage, ils saturent les centres de dépistage et ceux-ci réalisent donc des centaines de milliers de tests pour rien. Encore un effort et les propagandistes de la police de la santé aboutiront eux-mêmes dans deux ou trois semaines, deux ou trois mois ou bien deux ou trois ans, à la conclusion selon laquelle il y a heureusement des centaines de milliers de porteurs sains et de cas asymptomatiques et selon laquelle ceux-ci sont encore moins contagieux.

Il en va de même de la liberté de prescription médicale. Les propagandistes de la police de la santé lançaient une grande campagne de promotion des nouveaux traitements des grands laboratoires pharmaceutiques dont l’efficacité est à peu près nulle, pour un coût unitaire moyen de deux mille dollars la dose, contre un vieux médicament, ses soixante dix années de prescription et ses millions d’utilisateurs dans le monde entier, dont les propagandistes de la police de la santé découvraient et proclamaient subitement la nocivité.

La crise sanitaire sert de prétexte à une offensive mondiale de tous les gouvernements contre les libertés démocratiques les plus élémentaires, la liberté de conscience, la liberté d’expression et la liberté de manifestation.

Elle sert de prétexte à la pire crise économique du mode de production capitaliste depuis les années 1930.

Elle sert de prétexte à une stratégie d’union nationale de la totalité des organisations politiques et syndicales françaises pour la défense de la politique sanitaire des gouvernements successifs d’Emmanuel Macron.

Elle sert de prétexte à la suppression du baccalauréat comme diplôme national d’accès à l’université, à la fermeture de la totalité des universités françaises pendant six mois et à la pire crise idéologique et intellectuelle des universitaires français.

Je parlerais de tout cela une autre fois.