Les Cahiers du Mouvement Ouvrier [1] ont été créés au siècle dernier… en 1998 par Jean-Jacques Marie et Vadim Rogovine, historien soviétique… en lien avec le CEMTRI, utile association fondée par l’OCI pour accueillir, classer, recenser les archives des militants et organisations révolutionnaires. Depuis quelques 84 numéros, cette revue trimestrielle parait régulièrement. Une performance. Il suffit de prendre connaissance des sommaires pour mesurer le sérieux, l’importance du « travail de mémoire », mené à bien à propos du mouvement ouvrier international, en particulier les oppositions au stalinisme, au premier chef, évidemment les groupes et organisations de la IVe Internationale.
C’est un travail historique de premier ordre. Une salutaire virée dans le passé international et internationaliste. Et souvent, ce passé entre en résonance avec l’actualité politique. Chaque numéro visite des moments des Révolutions, publie des documents le plus souvent inconnus, propose des portraits de combattants, des notes de lecture, recense livres, prenant parfois en flagrant délit les faussaires anti-communistes de tout poil.
La décomposition des organisations trotskistes, l’absence quasi complète de repères théoriques conduit les Cahiers à combler pour partie ce vide.
Nécessaire et rafraichissant.
Lorsque la minorité qui va fonder le POID a été exclu du POI, celui-ci en a profité pour virer ceux qui, au sein de CEMTRI refusaient d’approuver ces méthodes. Donc, exit Jean-Jacques Marie et ses camarades qui en étaient les principaux animateurs… Ensuite, comme la plupart des membres du comité de rédaction ne rejoignaient pas le POID, la revue a été… boycottée !… C’est l’unité.
La revue a continué. Il faut soutenir financièrement les Cahiers du Mouvement Ouvrier et bien sûr s’abonner. Faites passer.
JK
Décidément, il faut s’abonner aux Cahiers du Mouvement Ouvrier.